LIGUE D'IMPROVISATION DE LAVAL

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« Fier de ma ville, fier de ma LIL » | La fierté de Louis-Philippe Beaulac

Posted on September 16, 2015 at 3:50 PM


Pour ce petit garçon de Duvernay, Laval c’est bien plus qu’une ville, c’est un milieu de vie. Selon Louis-Philippe, ce beau milieu manquait par contre d’un peu de culture abordable, ce pour quoi il a décidé de relever le beau défi de [re]créer la Ligue d’improvisation de Laval (LIL). Entretien avec notre président, Louis-Philippe Beaulac, sur sa vision de Laval.


Tu es revenu vivre à Laval après quelques années à Montréal. Qu’est-ce qu’il y avait à Laval qu’il n’y avait pas à Montréal?


L-P.B. : D’abord, il y avait un emploi en enseignement au Collège Laval, l’école où j’ai fait mes études secondaires. Et moi, dans ma tête, c’était parfait d’aller enseigner là parce que j’allais enseigner à des gens qui me ressemblent, que je connais et dans un milieu dans lequel je me sens bien. L’école est au cœur du Vieux Saint-Vincent de Paul, c’est paisible. Et aussi, parce que quand j’ai fait le choix de revenir, je trouvais vraiment que Laval c’était chez moi. Et je l’assume à 100 %.


Oui, la ville a ses défauts, mais quel genre d’être humain on est si on n’essaie pas d’améliorer l’endroit où l’on vit? Et moi, je suis de même dans la vie, je ne me sauve jamais des défis et je vois Laval comme un beau défi.


Tu parles de défis justement, pourquoi ce défi particulier de [re]lancer une ligue d’impro?


L-P.B. : Parce que Laval a besoin de culture! Laval a de la culture, mais qui ne s’adresse pas nécessairement à tout le monde. C’est surtout le côté jeunesse qui m’inquiète à Laval. Lorsqu’ils vont chercher du divertissement et de la culture, les jeunes ont tendance à aller à Montréal. Ils vont sortir de Laval, car ils se disent que Laval ne peut pas leur offrir ça, de la culture, du spectacle, une activité de semaine. Je ne parle pas d’aller voir un humoriste dans une grosse salle, je parle juste d’une soirée entre amis qui ont le gout de se divertir et qui ne souhaitent pas nécessairement aller faire des niaiseries, d’aller chiller à telle place ou encore d’aller comparer leurs mufflers dans un stationnement.


C’est de leur offrir une autre opportunité à ces jeunes-là. Quand je l’étais, l’été, il y en avait des ligues d’impro à Laval : la FLIG, la LIE. J’ai joué dans ces ligues! Puis elles se sont terminées parce que, justement, les gens qui s’en occupaient, de jeunes adultes, ont tous fini par partir à Montréal. Ça s’est dégradé et plus personne ne s’en est occupé. Les ligues ont disparu alors qu’il y avait une demande pour ça : c’était plein!


Pour moi, ça vaut la peine de relever le défi de recréer une ligue d’impro ici parce qu’il y a du monde à Laval. C’est 420 000 personnes. C’est une région touristique, une région administrative. C’est une ville et une île, ne l’oublions pas. Alors, pourquoi ne pas essayer de prendre tout ça sans en faire une simple banlieue, mais plutôt un milieu de vie dynamique.


Et où places-tu la LIL dans ce milieu de vie?


L-P.B. : Je pense que ça répond à un besoin de jeunes adultes qui, à part s’expatrier, n’ont pas vraiment d’autres options. Des jeunes adultes qui n’ont pas nécessairement le goût de se rendre à Montréal, qui n’ont pas le goût de se rendre aussi loin de chez eux et qui aiment leur ville. Et si on peut répondre aux gens plus âgés en plus, de fiers Lavallois, et aux moins jeunes en leur donnant le goût de rester à Laval, et bien tant mieux!

 

 

 

 

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